Carême 2024 et semaine Sainte.

Dimanche 3 Mars 2024: Marche du Carême à Tancoigné.

Une vingtaine de personnes se sont retrouvées pour marcher,échanger et prier aux rythmes des croix de la communue de Tancoigné.

Dimanche de Pâques

Commentaire : Au matin de Pâques…

Le matin de Pâques est mouvementé par des allers-retours et des rencontres. Le ressuscité fait courir tout le monde, hommes et femmes : Marie Madeleine court vers le tombeau, puis elle court trouver Simon-Pierre et l’autre disciple. Puis les deux disciples courent vers le tombeau, l’autre disciple court même plus vite que Pierre. Bref, tous courent jusqu’aux frontières de la mort, et leur course s’achève sur une petite phrase qui renvoie à l’apôtre Jean et à nous-mêmes: « Il vit et il crut ». La foi chrétienne est la rencontre de deux visages ; celui du Christ et celui du disciple. Les disciples ont vu et ils ont cru. À nous, aujourd’hui, il est demandé de croire sans voir, ou plutôt de croire pour voir. Devenir croyant en Jésus ressuscité, c’est passer de la crainte à la confiance, du conflit à la paix, de la fermeture à l’ouverture, du repli à la mission. Jésus a offert sa vie pour donner la vie, sur une croix. Le crucifié-ressuscité ne nous tourne pas seulement vers le passé de sa passion mais vers l’avenir de la mission. Et c’est là que, dès la première apparition à ses disciples, Jésus fait un geste extraordinaire : « Il répandit sur eux son souffle.» Ce souffle est celui-là même de la création cosmique au livre de la Genèse qui va permettre de poursuivre l’œuvre du Christ et notamment de propager le pardon de Dieu. Nous ne manquons plus de souffle. A la suite des Apôtres, Dieu nous charge d’être des témoins du Christ ressuscité et de faire le bien là où nous passons. Être témoins, c’est agir en faveur de ce monde, faire que l’amour règne, que la paix et la justice ne disparaissent pas. Il s’agit aussi de mettre tout en œuvre pour que la sécurité revienne dans les pays du Sahel et que les pauvres, les petits et les faibles ne soient pas écrasés. Si nous chantons Alléluia en ces jours de Pâques, c’est pour porter, de façon crédible, la joie de la Bonne Nouvelle aux hommes de notre temps. Faisons donc en sorte que la contagion de la vie du Ressuscité continue à s’étendre jusqu’aux extrémités de la terre, pour que chaque être humain vive de cette vie du ressuscité, victorieuse de toute mort.

Père Jean-Paul Sagadou, assomptionniste

La semaine Sainte :

Prière de Benoît XVI
« Seigneur, montrez aujourd’hui encore que l’amour est plus fort que la haine ; qu’il est plus fort que la mort. Descendez aussi dans les nuits et dans les enfers de notre temps et prenez par la main ceux qui attendent. Conduisez-les à la Lumière ! Soyez aussi avec moi dans mes nuits obscures et conduisez-moi au-dehors ! Aidez-moi, aidez-nous à descendre avec vous dans l’obscurité de ceux qui sont dans l’attente, qui crient des profondeurs vers vous ! Aidez-nous à les conduire à votre lumière ! Aidez-nous à parvenir au « Oui » de l’amour, qui nous fait descendre et qui, précisément ainsi, nous fait monter également avec vous ! »

La Cène (terme issu du latin cena : repas du soir) est le nom donné par les chrétiens au dernier repas que Jésus-Christ prit avec les douze apôtres le soir du Jeudi saint, peu de temps avant son arrestation et la veille de sa Crucifixion. Depuis le Moyen Âge les murs des réfectoires des monastères sont illustrés de la Cène. Ainsi, durant leur repas, les moines avaient-ils sous les yeux l’image de celui que partagea leur Seigneur pour la dernière fois. De gauche à droite sont figurés Barthélemy, Jacques le Mineur, André, Judas, Pierre, Jean, Jésus, Thomas, Jacques le Majeur, Philippe, Matthieu, Thaddée et Simon.

La perspective employée par Léonard de Vinci (peintre italien né en 1452 et mort en 1519) pour représenter cette scène a trois fonctions. La première est de prolonger la salle réelle du réfectoire par différents trompe l’œil reprenant son architecture : le plafond à caissons, les ouvertures à l’arrière-plan et des murs latéraux recouverts de tapisseries et percés de portes. C’est là l’une des utilisations classiques de la perspective à cette époque : transformer le tableau ou la fresque en une véritable ouverture, comparable à une fenêtre.

La seconde est d’organiser la fresque : le Christ occupe une position centrale, par rapport aux apôtres qui sont repartis « symétriquement » par rapport à lui, en quatre groupes de trois. Ils sont cependant dissymétriques entre eux, afin de rendre la scène plus vivante. La fresque reste toutefois bien géométrique : Jésus se trouve au croisement des diagonales mais aussi des principales lignes de fuite (murs, plafond). De fait, il est le point de fuite de cette fresque, vers où toutes les formes représentées semblent se diriger. Si l’on trace alors la ligne d’horizon, on se rend compte que toutes les têtes des apôtres y trouvent place, approximativement à la même hauteur.

Cette organisation permet à Léonard d’utiliser la perspective comme symbolique à part entière. Alors que tous les personnages sont à la même hauteur que Jésus pour rappeler son caractère humain, son aura divine rayonne à travers les lignes de fuites qui vont à la fois vers lui mais aussi semblent partir de lui, illuminant la pièce et les esprits qui l’entourent (rappelant les théories de Léonard sur l’acoustique, « la propagation des ondes sonores qui atteignent et touchent » chacun des apôtres). C’est sa parole qui se propage, et avec elle la lumière des trois fenêtres situées derrière lui, laissant apercevoir le monde qu’a créé son père.

Léonard choisit d’illustrer la parole suivante : « En vérité, je vous le dis, l’un de vous me livrera », ainsi que les réactions qu’elle provoque auprès de chacun des apôtres. Léonard recommandait en effet de peindre les figures de telle sorte que le spectateur lise facilement leurs pensées au travers de leurs mouvements ; ce qu’il nommait les « mouvements de l’âme ». Saint Thomas sceptique tend ainsi l’index, saint Philippe se lève pour protester de son innocence, saint Barthélemy, indigné, appuie les mains sur la table, etc. Et Judas, inhabituellement placé parmi les autres apôtres et de face (la tradition voulait qu’il soit représenté de dos et à part), de tenir un couteau dans la main, contre la bourse contenant l’argent de la trahison.

La perspective n’est donc pas qu’une simple technique de dessin, codifiée et popularisée à la Renaissance italienne : elle permet de raconter et de guider le regardeur à travers la scène et ses symboles.

Fiche réalisée par M. Valery

Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur:

En communion avec toute l’Église, prions Jésus-Christ serviteur humilié qui s’est abaissé pour nous sauver. Entrons dans Jérusalem et marchons derrière lui durant cette Semaine Sainte pour vivre avec lui sa mort et sa résurrection.

Jésus, lumière qui dissipe les ténèbres, nous te prions

Prions pour la paix dans le monde. Donne la puissance de ton Esprit Saint à tous les hommes de bonne volonté, pour que leurs paroles de paix soient entendues, et que cessent enfin les désastres humains dans les pays actuellement en guerre.

Jésus, venu apporter la paix, nous te prions

Les rameaux seront portés dans les maisons. Recommandons à Dieu toutes nos familles : que les rameaux leur soient un rappel permanent de l’appel à suivre le Christ dans toutes les circonstances de la vie. 

Rendons grâce à Jésus Christ, qui par sa Passion et sa Résurrection, illumine toute notre vie

Durant cette semaine Sainte, Seigneur nous Te confions notre communauté de paroisses, que l’Esprit Saint la guide vers Toi et donne à chacun la grâce de prier et d’entrer en communion avec le Christ mort et ressuscité

Jésus, immolé sur la croix, nous te prions

Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, déclara : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! » Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin, et parmi elles, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé,  qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée, et encore beaucoup d’autres, qui étaient montées avec lui à Jérusalem.

5ème dimanche de Carême :

RELIRE SA VIE POUR Y LIRE DIEU

« C’est un regard de foi qu’il nous faut retrouver pour relire notre vie.  

Si notre quotidien nous apparaît souvent banal, monotone, répétitif, c’est parce que nous ne savons pas le reconnaître comme la quête incessante de Dieu à notre égard.

Vu dans le regard de Dieu, dont l’amour nous cherche et nous précède, notre présent devient une aventure d’amour et de foi.

C’est cet amour qu’il nous faut chaque soir discerner, recueillir pour qu’il pose sur la grisaille de nos travaux et de nos jours un reflet de la tendresse de Dieu.

La mémoire, qui est parfois lieu de nos angoisses et de nos peurs, peut devenir source toujours renouvelée d’espérance et de paix quand elle se donne pour premier objet de se souvenir des dons de Dieu. »

(extraits de la revue Vie Chrétienne)

Temps biblique

Lecture de l’Évangile (Jn 12, 20-33)

Temps d’approfondissement 

Lisons et méditons cet extrait d’une catéchèse du mercredi saint 2017 où le pape François nous parle de l’espérance qui nait de la croix du Christ :

Jésus a apporté dans le monde une espérance nouvelle et il l’a fait à la manière de la semence : il s’est fait petit, petit, comme un grain de blé ; il a laissé sa gloire céleste pour venir parmi nous : il est « tombé en terre ». Mais cela ne suffisait pas encore. Pour porter du fruit, Jésus a vécu l’amour jusqu’au bout, en se laissant briser sous terre. C’est précisément là, dans le point extrême de son abaissement — qui est également le point le plus élevé de l’amour — qu’a germé l’espérance. Si l’un de vous demande : « Comment naît l’espérance » ? « De la croix ? Regarde la croix, regarde le Christ crucifié et de là t’arrivera l’espérance qui ne disparaît plus, celle qui dure jusqu’à la vie éternelle ». Et cette espérance a germé précisément par la force de l’amour : parce que l’amour qui « excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout » (1 Co 13, 7), l’amour qui est la vie de Dieu a renouvelé tout ce qu’il a touché. Ainsi, à Pâques, Jésus a transformé, en l’assumant, notre péché en pardon. Mais écoutez bien ce qu’est la transformation que fait la Pâque : Jésus a transformé notre péché en pardon, notre mort en résurrection, notre peur en confiance. Voilà pourquoi là, sur la croix, notre espérance est née et renaît toujours ; voilà pourquoi avec Jésus, chacune de notre obscurité peut être transformée en lumière, chaque échec en victoire, chaque déception en espérance. Chacune : oui, chacune. L’espérance surmonte tout, parce qu’elle naît de l’amour de Jésus qui s’est fait comme le grain de blé tombé en terre et qui est mort pour donner vie et de cette vie pleine d’amour vient l’espérance.

4ème dimanche de Carême:

Évangile (Jn 3, 14-21)

Ce texte nous met face au mystère de la croix, au mystère pascal qui est au cœur de notre foi. La croix est le lieu de la révélation définitive que Dieu est amour. Dieu nous donne, si nous accueillons cet amour dans la foi en la mort et la résurrection du Christ, de naître à la vie éternelle, la vie divine.
 Ce 4ème dimanche de carême est dit de Laetare, le dimanche où nous entrevoyons déjà la joie de Pâques, la joie d’être sauvés.

Méditation à partir de l’Evangile de ce jour :


« Dieu a tellement aimé le monde ».   Avec toute l’Eglise, je me réjouis de reconnaître cet amour infini de Dieu notre Père pour le monde que nous habitons, pour la création et pour chacun de ses habitants.

« Dieu a envoyé son Fils dans le monde ». Jésus, homme parmi les hommes, a été révélé peu à peu aux disciples et aux foules comme celui que Dieu a envoyé. Comme celui qui vient de la part de Dieu, pour parler à nos oreilles et à notre cœur. Et plus encore : comme celui qui est un fils, en tout accordé à Dieu son Père. « Dieu a envoyé son Fils dans le monde » …

« non pas pour juger le monde ».  Les paroles et les actes de Jésus mettent en évidence combien Dieu se soucie de nous, pauvres humains, combien il prend soin de nous, bref, combien il nous aime ! En Jésus, Dieu nous est révélé miséricordieux, au-delà de tout jugement et de toute condamnation.  

  
« Celui qui fait la vérité vient à la lumière ».  C’est le dimanche de la joie : nous pouvons nous réjouir de cette parole qui nous invite à faire la vérité, à ne pas vivre dans le mensonge ou l’illusion. La lumière, c’est Jésus, la parole faite chair. Venons à Lui, approchons-nous de Lui, apprenons de Lui le travail de la vérité dans nos vies. Laissons-nous saisir par la joie de mieux connaître le dessein de Dieu.
En conversant familièrement avec le Christ, faisons mémoire des joies qui nous ont été offertes durant cette semaine écoulée, de tout ce qui nous a fait du bien, reconnaissons la manière dont Dieu notre Père guide nos vies.

Le signe de croix est un geste fondamental de la prière chrétienne. Est-ce que je prends toujours conscience du sens de ce geste ?

3ème dimanche de Carême:

Nous sommes le corps du Christ,

Chacun de nous est un membre de ce corps,

Chacun reçoit la grâce de l’Esprit pour le bien du Corps entier (bis)

1.Dieu nous a tous appelés à tenir la même espérance

Pour former un seul Corps baptisé dans l’Esprit

Dieu nous a tous appelés à la même sainteté. Pour former un seul Corps …

2.Dieu nous a tous appelés des ténèbres à sa lumière. Pour former…

Dieu nous a tous appelés à l’amour et au pardon. Pour former…

3.Dieu nous a tous appelés à la Paix que donne sa grâce. Pour former…

Dieu nous a tous appelés sous la croix de Jésus-Christ. Pour former…

Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !

Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;

de très loin, tu pénètres mes pensées.

C’est toi qui as créé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige, l’être étonnant que je suis :
étonnantes sont tes œuvres toute mon âme le sait.

Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée ;
éprouve-moi, tu connaîtras mon cœur

Psaume 138
Cœur de Jésus nous t’adorons
Cœur de Jésus, nous te louons, te bénissons
        Cœur de Jésus, nous nous consacrons à ton amour !

2ème dimanche de Carême :

Que vive mon âme à te louer !

Tu as posé une lampe, une lumière sur ma route,

Ta parole Seigneur, Ta parole Seigneur.

Heureux ceux qui marchent dans tes voies, Seigneur !

De tout mon cœur, je veux garder ta parole,

Ne me délaisse pas, Dieu de ma joie !

Heureux ceux qui veulent faire ta volonté,

Je cours sans peur sur la voie de tes préceptes

Et mes lèvres publient ta vérité

Heureux ceux qui suivent tes commandements !

Oui, plus que l’or, que l’or fin, j’aime ta loi

Plus douce que le miel est ta promesse.

Heureux ceux qui méditent sur ta Sagesse !

Vivifie-moi, apprends-moi tes volontés ;

Dès l’aube, de ta joie, tu m’as comblé.

1er dimanche de Carême :

Jésus est d’abord au désert (le temps de la solitude, du cœur à cœur, du ressourcement, de la prise de recul, mais aussi de la vérité face à soi-même et des tentations, …).

Le pape François nous dit : « … Le silence est essentiel dans la vie du croyant. …. Le Verbe, la Parole du Père, s’est fait « silence » dans la mangeoire et sur la croix, dans la nuit de la Nativité et dans celle de Pâques. …Nous aussi, comme Abraham, comme Élie, comme Marie, nous avons besoin de nous libérer de tant de bruits pour entendre sa voix. Car ce n’est que dans notre silence que sa Parole résonne… »     

Ecoute (Communauté du Chemin Neuf (cliquez pour écouter)