Clin d’œil estival.

Si vous avez des photos de vacances, des textes méditatifs, des prières … susceptibles d’être partagés avec le plus grand nombre, cette rubrique vous est destinée…Permettre à tous de partager de beaux ou bons moments au travers de ce kaléidoscope estival. A bientôt !

Sr Marie-Thérèse Roinson ,  » Comme chaque été, je suis allée chez mes cousins qui habitent dans la ferme natale de maman, à Baulon entre Rennes et Redon, près d’une forêt et d’un étang »

Sœur Josette Cernois, quelques photos de Cauterets dans les Pyrénées prises en juin et quelques photos des Vosges où elle s’est rendue en juillet pour y retrouver sa famille.

Vallée du Marcadeau dans les Pyrénées.
Route des Crêtes – Les Vosges
Cauterets – Pyrénées
Lac de Gérardmer – vue de l’observatoire de Mérel

Lac de Lispach la Bresse dans les Vosges
Dommartin lès Remiremont dans les Vosges

Un clin d’œil de Bretagne . Sœur Anne Marie Barré

Le Conquet
Le Conquet
Fort de Bertheaume à Plougonvelin Finistère
Presqu’île de Kermorvan pays d’Iroise
Ô Marie souviens-toi de nous.

Ô Marie, souviens-toi de nous,
Puisque tu es dans son Royaume!
Ô Marie, souviens-toi de nous,
Puisque Tu es au cœur des hommes!

1.- De tous ceux qui n’ont plus de vin,
Ni plus de pain, ni plus personne;
De tous ceux qui cherchent sans fin,
Quand le destin les emprisonne.

2.- De tous ceux qui ne croient en rien,
Trop accablés par la malchance;
Ceux pour qui tu es bien trop loin,
Brebis perdues dans l’ignorance

3.- De tous ceux qui luttent en vain
Pour chercher encore un passage,
Ceux pour qui la lampe s’éteint,
Qui n’entendront plus ton message.

4.- De tous ceux pour qui c’est la fin,
Sarments séchés, figuiers stériles,
Ceux qui cherchent le vrai chemin,
Prodigues perdus dans la ville.

(J.C. Gianadda)

Méditation estivale

C’est le temps des vacances, des voyages, du temps libre… ALORS ÉCOUTE…

Écoute, au milieu des tempêtes, des flots en furie, des chaleurs écrasantes, le frémissement doux et paisible d’une terre où naît et grandit la vie d’une source, d’une graine qui germe, de quelques cellules qui appellent un être à la vie…Et toi peut-être, si tu es femme, ou avec ta collaboration, si tu es homme, écoute la vie d’un homme qui va naître… Mais, quoi qu’il en soit, écoute au plus profond de toi-même, au milieu de tes tempêtes ou de tes lassitudes ou de tes sommeils, écoute la vie qui te fait être.

Écoute le vent qui pousse les nuages pour la pluie de la vie ; le vent qui fait frissonner les arbres sous la poussée de la vie ; le vent qui fait frémir ton corps, ton corps vivant de plaisir, de bonheur, de désirs.

Écoute les cimes des montagnes et les vagues de la mer, écoute les creux des gorges profondes et les grottes au centre de la terre… Écoute-les t’inviter à découvrir, en toi et en tous tes frères, les hauteurs que l’homme peut atteindre et les profondeurs de sa conscience et de son cœur.

Écoute les pierres des monuments que tu visites. Elles te disent l’histoire des hommes et des femmes, tes frères et sœurs.

Elles te parlent d’amour et de haine, de foi et de prière et de désespoirs, de paix et de guerre, de fraternité et de violence… Elles te disent l’histoire de notre humanité : celle d’hier et d’aujourd’hui.

Écoute les chansons, les rythmes et les cris de ces pays que tu ne connais pas… même si tu crois les connaître. Pays d’autres cultures, d’autres couleurs, d’autres spiritualités. Ils te disent toutes les beautés et les richesses de notre humanité, de TON humanité.

Ils t’invitent à la joie, à la fête, mais aussi à la solidarité, au respect, au combat pour le respect de l’homme.

Écoute, si tu restes chez toi, tous ceux-là qui passent, qui visitent, qui se détendent. Ils t’apportent un air frais venu d’ailleurs ; ils te disent que vaste est la planète. Donne-leur ton sourire, laisse-les t’approcher : c’est ainsi que se bâtit la paix, la fraternité, l’amitié, la rencontre.

Écoute et remercie et chante la vie .Laisse monter en toi la louange, la prière, la reconnaissance. Écoute en toi ce chant, cette prière qui te dit que tu es pétri de matière, de terre… mais aussi d’Esprit.

C’est l’Esprit qui chante en toi. Et l’Esprit, c’est la vie. Écoute l’Esprit qui te dit ta transcendance.

Refuse l’absurde du néant pour accueillir en toi le Mystère de la vie.

OUI, ÉCOUTE..

Bernard NICOLAS Source : Eglise catholique des Vosges

Le repos

« J’aime le repos, dit Dieu.
Vous vous faites mourir à travailler.
Vous faites du sur temps pour prendre des vacances,
Vous vous agitez, vous ruinez vos santés.
Vous vous surmenez à travailler trente-cinq heures par semaine
quand vos pères tenaient mieux le coup à soixante heures.

Vous vous dépensez tant pour un surplus d’argent et de confort.
Vous vous tuez pour des babioles.
Dites-moi donc ce qui vous prend !
Moi, j’aime le repos, dit Dieu.
Je n’aime pas le paresseux.
Je le trouve simplement égoïste car il vit aux dépens des autres.
Moi, j’aime le repos
Quand il vient après un grand effort
Et une tension forte de tout l’être.
J’aime les soirs tranquilles après les journées dures.
J’aime les dimanches épanouis après les six jours fébriles.
J’aime les vacances après les saisons d’ouvrage.
J’aime la retraite quand la carrière est terminée.
J’aime le sommeil de l’enfant épuisé par ses courses folles.
J’aime le repos, dit Dieu.
C’est ça qui refait les hommes.
Le travail, c’est leur devoir, leur défi.
Leur effort pour donner du pain et vaincre les obstacles.

Je bénis le travail.
Mais à vous voir si nerveux, si tendus,
je ne comprends pas toujours
quelle mouche vous a piqués.
Vous oubliez de rire, d’aimer, de chanter.
Vous ne vous entendez plus à force de crier.
Arrêtez donc un peu. Prenez le temps de perdre votre temps.
Prenez le temps de prier. Changer de rythme, changez de cœur.
J’aime le repos, dit Dieu.
Et au seuil du bel été, je vous le dis à l’oreille
quand vous vous détendez dans la paix du monde,
Je suis là près de vous
Et je me repose avec vous »
.

André Beauchamp (théologien québécois)

Une calanque de Marseille prise lors d’un voyage de province en 2008 (de la part de Sœur Bernadette Grimault)
Le paysage vu de la crypte de « La Bonne Mère » (suite voyage 2008. S. Bernadette Grimault)

Quand vient l’été vient le désir de se laisser aller,
d’en finir avec les contraintes et les plaintes
pour retrouver la légèreté, la simplicité d’être.
Quand vient l’été vient le désir de ralentir le pas,
de se promener doucement dans sa vie
pour en cueillir le goût, en savourer le relief.
Quand vient l’été vient le désir de s’élever
au-dessus des brumes du chemin
pour renouer avec ce qui en soi est vivant.
On voudrait tant se poser dans la tranquillité,
laisser fleurir le silence,
soigner la qualité de sa présence.
Mais à vouloir ainsi, on risque le désespoir,
car la vie est toujours de « l’autre »
qui fracture les envies et découd les projets.
Elle sème le désordre chez les plus organisés,
emmène les plus prévoyants en terre d’imprévu,
fait taire toute prétention à la maîtrise.
Le malheur n’est pas qu’il en soit ainsi,
il est de se raidir dans ses attentes,
de préférer ses rêves à l’appel du présent.
Il est surtout de bouder l’inédit,
qui a pourtant force de révélation
quand on renonce à la frustration.
La vraie joie prend par surprise,
elle surgit moins de ce que l’on prévoit
que de la réponse que l’on offre à ce qui arrive.
Aux matins pluvieux comme aux matins heureux,
aux heures tragiques comme aux heures magiques,
il n’y a d’autre bonheur que celui de répondre présent.
Alors, vient le souffle de rester debout
et cette douceur du lointain quand on ouvre les mains
pour accueillir ce qui aujourd’hui sera pain.

Quand vient l’été de Francine Carillo (pasteure et écrivain)

ADMIRER

Prendre du temps
pour n’avoir d’autre occupation
qu’admirer
le lac serti dans les rochers,
la calme obscurité de la forêt,
les arbres jetant aux quatre coins
le chant vibrant de leurs frondaisons,
la palette éclatante du ciel
alors que le soleil regagne
son refuge aux bords de l’horizon,
les fruits offrant leurs saveurs,
l’écharpe du vent enroulant
dans ses plis les délicats pastels
des nuages effilochés,
les œuvres sorties des mains humaines,
l’architecture des villes nouvelles,
la solidité trapue des églises romanes,
les nervures entrelacées des arcs gothiques,
les cathédrales murmurant aux passants
la foi capable de sculpter la pierre,
les peintures aux lignes folles
transfigurant la réalité,
les rues bruissantes d’humanité,
les cris des enfants,
les visages venus d’ailleurs,
et derrière ce qui est beau
deviner la présence de Celui
qui a offert la terre aux humains
afin qu’ils la transforment
en espace de beauté pour tous.

Charles Singer

Béatitudes pour le temps de vacances

Bienheureux ceux qui savent rire d’eux-mêmes, ils n’ont pas fini de s’amuser.
Bienheureux ceux qui savent distinguer une montagne d’une taupinière, il leur sera épargné bien des tracas.
Bienheureux ceux qui sont capables de se reposer et de dormir sans chercher d’excuses : ils deviendront sages.
Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter : ils apprendront des choses nouvelles.
Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux : ils seront appréciés de leur entourage.
Heureux êtes-vous si vous savez regarder sérieusement les petites choses, et paisiblement les choses sérieuses : vous irez loin dans la vie.
Heureux êtes-vous si vous savez admirer un sourire et oublier une grimace : votre route sera ensoleillée.
Heureux êtes-vous si vous êtes capable de toujours interpréter avec bienveillance les attitudes d’autrui, même si les apparences sont contraires : vous passerez pour des naïfs, mais la charité est à ce prix.
Bienheureux ceux qui pensent avant d’agir et qui prient avant de penser :  ils éviteront bien des bêtises.
Heureux êtes-vous si vous savez vous taire et sourire même lorsque l’on vous coupe la parole, lorsque l’on vous contredit ou que l’on vous marche sur les pieds : l’Évangile commence à pénétrer votre cœur.
Bienheureux surtout si vous savez reconnaître le Seigneur en tous ceux que vous rencontrez : vous avez trouvé la vraie lumière, vous avez trouvé la véritable sagesse.

Joseph Folliet